Le rêve cosmique, dans les demi-clartés du sommeil, possède une sorte de nébuleuse primitive d'où il fait sortir des formes sans nombre. Et si le rêveur ouvre les yeux, il retrouve au ciel cette pâte d'une blancheur nocturne - plus maniable encore que le nuage - avec quoi on peut, sans fin, faire des mondes.

Astrid ANGELSEN